Le Congrès Ecolo’Tech

ECOLO’TECH, LE CONGRÈS SCIENTIFIQUE

Le congrès scientifique Ecolo’Tech est le rendez-vous sur les innovations technologiques et méthodologiques en écologie, pour les chercheurs, enseignants, ingénieurs, techniciens et étudiants issus d’organismes publics, de collectivités territoriales, d’associations, d’universités et d’entreprises ; c’est l’occasion pour rester à la pointe de leur domaine et de valoriser leurs travaux auprès d’un public expert. Des questions ? Contactez-nous par email.

Proposez vos résumés pour un poster ou une communication orale (15 min) via ce formulaire. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 mai 2020. Elles seront soumises au comité scientifique pour validation. Votre participation et son format (oral ou poster) vous seront confirmés début juillet. 

  • le Vendredi 6 novembre 2020,
  • de 8h30 à 17h,
  • au Bâtiment 36 de la Faculté des Sciences, 2 place Eugène Bataillon, Campus Triolet de l’Université de Montpellier.
  • Julie DETER – UMR ISEM/UM
  • Emmanuel LE CLÉZIO – IES/UM
  • Gwenael DUCLOS – Wipsea
  • Nathalie CHARBONNEL – UMR CBGP / INRA
  • Olivier SCHER – Conservatoire des Espaces Naturels LR
  • Pascale MOITY-MAÏZI – UMR GRED/SupAgro
  • Emilie LAUNAY – GRAINE LR
  • Alexis CHABROUILLAUD – étudiant Master IEGB
  • Pauline LAPOSTOLLE – étudiante Master IEGB

Pour l’édition 2020, Ecolo’Tech aura pour thématique « Nature, source d’inspiration« . Deux sessions seront organisées :

  • Session 1 : La Nature comme source de savoirs

    Ouverture par une conférence de Yildiz AUMEERUDDY-THOMAS, Directrice de Recherche et Coordinatrice de l’Equipe Interactions Bioculturelles au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS) et experte à l’IPBES et Verónica GONZÁLEZ GONZÁLEZ Consultante pour l’UNESCO – Climate Frontlines Africa coordinator, chercheuse à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain.

    Avec des propositions attendues sur la nature comme source de savoirs au sens large : savoirs traditionnels/locaux, savoirs scientifiques disciplinaires et interdisciplinaires (humanités environnementales, etc.), savoirs d’action, gestion patrimoniale (maintien des paysages), cultures spirituelles (bois sacré, animal sacré…), comme modèle d’organisation et de stratégie, comme modèle économique (zéro déchet, blue economy, économie sociale et solidaire, écotourisme)…

  • Session 2 : La Nature comme objet de mobilisation collective
    Ouverture par une conférence de Léa SÉBASTIEN, maître de conférences en géographie à l’université Toulouse 2 Le Mirail, chercheuse au Laboratoire Aide à la résolution de conflits environnementaux et Magali ROSSI, Chargée de mission développement régional pour Forest Stewardship Council.

    Avec des propositions attendues sur la nature comme commun et source d’expressions au sens large : l’environnement comme nouveau terrain de militantisme, comme levier d’action pour la planification territoriale (paysage, espèces) et les choix de société, la nature comme inspiration artistique, art et design, la nature comme milieu récréatif, la nature comme source d’émerveillement, comme objet de mobilisation (protection, politique, histoire, etc.), comme ressource en partage (protocole de Nagoya)…

Session 1 : Ré-ensauvagement : quelles conséquences (risques et bienfaits) pour la société et les écosystèmes ? 

Ouverture
  • Gilbert Cochet et Béatrice Kremer-Cochet : agrégé des sciences de la vie et de la terre, attaché au Muséum national d’histoire naturelle, expert au Conseil de l’Europe, président du Conseil scientifique de la réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche, administrateur de l’ASPAS, livre « Ré-ensauvageons la France » avec Stéphane Durand chez Actes Sud, livre « Ré-ensauvageons l’Europe » en cours (sortie prévue au printemps 2020 chez Actes Sud).
  • Olivier Tinland : Directeur-adjoint de l’équipe du Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (CRISES – EA 4424) et maître de conférences en Philosophie.
Conférences
  • Estienne Rodary – IRD
    Politiques de ré-ensauvagement ou ensauvagement de la politique ?
  • Gilles Raye – Ministère de l’environnement
    Rewilding et politiques publiques.
  • Olivier Barrière – IRD
    Le ré-ensauvagement, enjeu d’une coviabilité socio-écologique ?
  • Christophe Morantin – Syndicat agricole, Confédération paysanne
    L’agriculture paysanne face au ré-ensauvagement.
  • Sophie Monsarrat – Department of Bioscience – Ecoinformatics and Biodiversity, Université d’Aarhus (Danemark)
    Ré-ensauvagement trophique : état des connaissances scientifiques, défis et opportunités.
  • Marie Lusson – IRSTEA
    Recréer ou laisser-faire les rivières, la restauration peut-elle devenir un réensauvagement ?
  • Flavio Monti – University of Siena, Department of Physical Sciences, Earth and Environment (Italie)
    Natural and human-driven rewilding processes in a Mediterranean coastal region : the case of the Maremma region and the role of citizen science.
  • Sylvain Vrignaud – Auto-entrepreneur (expertises naturalistes)
    La mulette perlière Margaritifera margaritifera, la forêt et le bois mort dans les rivières : exemple d’un ménage à trois composantes.
  • Nicolas Poulet – Agence Française pour la Biodiversité
    De la continuité écologique et de sa restauration.

 

Session 2 : Ré-ensauvagement : quelles contraintes, quelles méthodes ?

Ouverture
  • Laetitia Navarro (en visioconférence) : secrétaire exécutif de GEO BON (Group on Earth Observations – Biodiversity Observation Network), Conservation Letters – Rewilding : a call for boosting ecological complexity in conservation, livre « Rewilding European Landscapes » avec Henrique M. Pereira.
  • François Sarrazin : Professeur de l’Université Pierre et Maire Curie (UPMC, Sorbonne Universités) et chercheur à l’UMR 7204 Conservation des espèces, Restauration et Suivi des Populations MNHN-CNRS-UPMC, Paris. Ses travaux portent sur la conservation de la biodiversité avec un intérêt particulier sur la restauration de populations viables par réintroduction.
Conférences
  • Nicolas Poulet- Agence Française pour la Biodiversité
    De la continuité écologique et de sa restauration.
  • Fabrice Houngnandan – MARBEC / ISEM
    Quelle influence relative des pressions anthropiques et des variables environnementales sur la configuration spatiale des herbiers sous-marins à posidonie en France ?
  • Emmanuelle Corolleur – Agence Régionale de la Biodiversité Ile de France
    Premier état des lieux des mesures compensatoires en Île de France.
  • Mathieu Lapinski – Seaboost
    REXCOR : Restauration EXpérimentale des petits fonds de la calanque de CORtiou dans le Parc national des Calanques.
  • Antonin Guilbert – Andromède Océanologie
    Restauration écologique des communautés des récifs coralligènes de saint Jean Cap Ferrat.
  • Guilhem Marre – Andromède Océanologie / UMR MARBEC / UMR TETIS
    Suivi de communautés coralligènes par des réseaux de neurones convolutifs.
  • Philippe Lenfant – Université de Perpignan / CEFREM
    Repeuplement de juvéniles de poissons par Post-larval Capture and Culture (PCC).
  • Serge Bernard – UMR / CNRS / UM
    Biologging avec suivi physiologique sur grands pélagiques.
  • Gilles Despaux – IES, UMR CNRS 5412
    ASTRONOTE: Antarctic Seabird hearT-Rate mONitoring thrOugh egg instrumentation.
  • Xavier Fortuny – ADENA – Réserve Naturelle Nationale du Bagna
    La Réserve du Bagnas : fonctionnement naturel ou gestion maîtrisée ?
  • Herve Mugnier – MIND
    Les ruches de biodiversité, une alternative pour la sauvegarde de l’abeille.
Les Posters
  • Marc Michelot – Association ARTHEN
    Le Tarpan, un disparu qui a de l’avenir !
  • Amandine Ramos et Marc Michelot : Le bison d’Europe réapparaît en Europe occidentale :
    Durant l’Holocène, le bison d’Europe (Bos bonasus) occupait la plus grande partie du continent européen avant que l’homme ne le relègue dans quelques massifs forestiers orientaux à partir du moyen âge. La dernière population sauvage est exterminée en forêt de Bialowieza, en Pologne, en 1919.
  • Agathe Blandin – Andromède Océanologie
    Ré-ensauvagement passif en milieu marin : cas de l’herbier de Posidonie en Baie de Cavalaire-sur-Mer.
  • Otmane Maameri – Club vert de l’office de tourisme
    Nous souhaitons attirer l’attention des organismes chargés de la protection et la préservation des zones humides, pour nous aider à classer notre complexe de zones humides  »Sanhadja-guerbes » comme parc naturel.
  • Laurent TATIN – Association pour le cheval de Przewalski : TAKH
    L’association pour le cheval de Przewalski : Takh, œuvre depuis 26 ans dans l’élevage conservatoire de cette espèce au Villaret (Lozère) et de sa réintroduction à Seer (Mongolie). Ex situ et in situ pour la conservation.
  • IVALDI Paul – SATT AxLR
    Audiolog : un outils de monitoring acoustique fiable et bas coût pour les études bioacoustique à large échelle
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Le monitoring acoustique passif (MAP) est une méthode simple pour les études de biodiversité, en particulier sur de vastes échelles géographiques. Cependant, les outils disponibles actuellement ne satisfont pas entièrement aux besoin des écologues. En particulier leur coût et leur autonomie énergétique limite fortement leur déploiement et par conséquent leur utilisation massive. L’Audiolog a été conçu pour répondre à cette problématique : il s’agit d’un enregistreur acoustique miniaturisé, bas coût disposant d’une autonomie énergétique accrue. L’utilisateur peut programmer les fréquences d’échantillonnage, les sensibilités et les plages horaires de fonctionnement grâce à une interface dédiée et une connexion USB. l’Audiolog présente aussi une conception robuste avec un boitier étanche prévu pour une utilisation en conditions difficiles. Enfin, la qualité d’enregistrement est démontrée suffisante pour plusieurs cas d’utilisations visés faisant de l’Audiolog un outil complémentaire à l’existant, élargissant les échelles géographiques accessibles pour les études basées sur le monitoring acoustique passif.

Le monitoring acoustique passif (MAP) est une méthode simple pour les études de biodiversité, en particulier sur de vastes échelles géographiques. Cependant, les outils disponibles actuellement ne satisfont pas entièrement aux besoin des écologues. En particulier leur coût et leur autonomie énergétique limite fortement leur déploiement et par conséquent leur utilisation massive. L’Audiolog a été conçu pour répondre à cette problématique : il s’agit d’un enregistreur acoustique miniaturisé, bas coût disposant d’une autonomie énergétique accrue. L’utilisateur peut programmer les fréquences d’échantillonnage, les sensibilités et les plages horaires de fonctionnement grâce à une interface dédiée et une connexion USB. l’Audiolog présente aussi une conception robuste avec un boitier étanche prévu pour une utilisation en conditions difficiles. Enfin, la qualité d’enregistrement est démontrée suffisante pour plusieurs cas d’utilisations visés faisant de l’Audiolog un outil complémentaire à l’existant, élargissant les échelles géographiques accessibles pour les études basées sur le monitoring acoustique passif.

A la jonction des trois défis sociétaux portés par l’I-site MUSE – nourrir, protéger et soigner –, ce congrès interdisciplinaire est organisé en partenariat avec les LabEx CeMEB et Numev et la MSH-Sud en tant que vitrine des dernières innovations en sciences du vivant, sciences des systèmes et sciences humaines et sociales. L’objectif est de favoriser, autour de l’écologie, la diffusion des innovations issues de différentes disciplines et la mise en relation de professionnels issus de laboratoires de recherche, de bureaux d’études, de collectivités territoriales, d’établissements publics, d’associations, ou d’entreprises. Cette diversité d’intervenants a pour but de favoriser un dialogue professionnel décloisonné en vue d’envisager et de développer des partenariats constructifs entre le monde de la recherche et les autres acteurs socio-économiques de l’écologie.

A l’heure de la disparition d’un grand nombre d’espèces (IPBES, 2019), de plus en plus de personnes, individuellement comme collectivement, se mobilisent pour replacer la nature au coeur de nos sociétés et de leurs ambitions pour demain. Bien plus qu’un simple environnement de vie, la nature a depuis toujours fourni l’essentiel à l’Homme: de quoi se nourrir, de quoi s’abriter, de quoi se soigner, de quoi se vêtir…, mais aussi de quoi réfléchir et créer : elle est objet de pratiques et source d’inspiration artistique tout autant que d’innovation technique.

Elle entretient également des liens étroits avec nos cultures de par le monde, bien loin de la classique dichotomie entre nature et culture aujourd’hui plus que jamais rebattue par l’hypothèse d’une nouvelle ère géologique dite de l’“anthropocène”. La nature est enfin au fondement même de nos organisations sociales, politiques et économiques, reposant aujourd’hui encore essentiellement sur l’exploitation de ses ressources. Pour évaluer et rendre compte de la richesse de cette nature fondatrice et partenaire, nous tentons désormais de mesurer l’ensemble des services qu’elle nous rend à travers des systèmes de classification tels que la CICES V. 5.1.

La science n’est quant à elle pas en reste pour s’inspirer de la nature, y puiser ses sujets d’études et de découvertes. La nature est au coeur de nouvelles approches scientifiques globales, nouvelles approchent qui valorisent notamment les notions de “Care” (ou “one health”). Elle participe à la configuration de nouveaux domaines de recherche transdisciplinaires, s’incarnant par exemple dans les “Humanités environnementales” ; et jusqu’aux études littéraires et artistiques qui voient émerger depuis la fin du XXème siècle les approches “écocritiques”. Elle est souvent au coeur du dialogue ou de la confrontation entre savoirs locaux ou autochtones et savoirs scientifiques, entre savoirs profanes et savoirs experts, mais aussi entre aménagement et sauvegarde du patrimoine (naturel, paysager et bâti).

Si la bio-inspiration, représentant l’ensemble des innovations et technologies directement inspirées de la nature et au service de l’Homme, figurent bien parmi les objets de cette journée Ecolo’Tech, celle-ci ne s’y réduit pas. Plus précisément, cette journée permettra de contextualiser par une approche plus globale, historique et sociale ce champ de savoirs et d’innovation en pleine expansion, qui aura fait l’objet d’une journée d’étude organisée par le LabEX CeMEB le 5 novembre 2020 à Montpellier (journée “Bio inspiration”).